La micronutrition et moi

La micronutrition n’est pas réservée à une population particulière. C’est une discipline ouverte, particulièrement adaptée pour prendre en charge les problématiques qui affectent notre qualité de vie, notre bien-être, nos perturbations quotidiennes, mais aussi la prévention et l’accompagnement des maladies modernes.


En quoi suis-je concerné(e) par la micronutrition ? 

Les indications de la micronutrition s’organisent autour de 3 grandes situations :

– En prévention primaire, vous n’êtes pas malade, vous ne vous plaignez pas, mais vous avez envie d’optimiser votre forme, vos performances, votre esthétique… Et surtout vous souhaitez conserver un bon état de santé.

– En prévention secondaire, en particulier lorsque vous n’êtes pas vraiment malade, mais que déjà vous ne vous sentez pas bien.

– En prévention tertiaire, puisque vous êtes déjà traité(e) pour une pathologie diagnostiquée. Par contre vous souhaitez mieux supporter le traitement, éventuellement baisser la posologie, et vous sentir mieux malgré ce handicap.

La micronutrition est particulièrement adaptée dans les situations suivantes

Pour l’accompagnement micronutritionnel 

  •  de la forme et de la performance ;
  • de l’esthétique ;
  •  de la longévité réussie ;
  •  des situations de vie à risque de déficit (adolescence, grossesse, allaitement ou activité sportive…).

Dans les perturbations fonctionnelles isolées 

  •  les troubles de l’humeur et la fatigue ;
  •  les troubles fonctionnels digestifs ;
  •  les troubles musculo-squelettiques ;
  •  les infections chroniques ;
  •  les troubles fonctionnels circulatoires ;
  •  les problèmes de peau et phanères.

Dans les perturbations fonctionnelles complexes

  •  la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique (SFC) ;
  •  les troubles digestifs rebelles ;
  •  le surpoids et l’obésité ;
  •  les intolérances et allergies rebelles ;
  •  les situations de sevrage : tabac, alcool, médicaments.

Les situations pathologiques :

  •  des maladies cardiovasculaires ;
  • de l’obésité, du diabète non-insulino-dépendant ;
  •  des maladies dégénératives : ostéoporose, cataracte, maladie d’Alzheimer, vieillissement prématuré, etc.

Vous avez envie d’arrêter de fumer ?

Vous recherchez un accompagnement personnalisé pour vous arrêter sans stress, sans prise de poids ?

À l’aide de tests, le professionnel de santé pourra évaluer où vous en êtes :

  • de votre dépendance (test de Fagerström)
  • de votre motivation (test de Lagrue)
  • de votre humeur (test DNS)

Tous ces tests vous permettront de construire le programme qui vous convient le mieux pour arrêter durablement.

> Pour plus d’information, vous pouvez consultez les Échos de la micronutrition n°55 «  Et si j’arrêtais de fumer ? »


Comment bien vieillir en bonne santé ?

Tous les organismes ne vieillissent pas au même rythme car ils diffèrent d’un individu à l’autre. Il est donc important de consulter un professionnel de santé formé à la micronutrition pour bénéficier d’une consultation anti-âge personnalisée.

Pourquoi ?
  • parce qu’il prendra le temps de vous interroger et de dépister, à l’aide de questionnaires, d’éventuels déséquilibres alimentaires, déficits micronutritionnels ou troubles de la mémoire ;
  • parce qu’il pourra effectuer, si besoin, des bilans biologiques afin d’affiner son diagnostic ;
  • parce qu’il vous donnera des conseils pour votre alimentation de tous les jours ;
  • parce qu’il pourra adapter la complémentation à vos antécédents, votre parcours, votre situation de vie ;
  • parce que le médecin micronutritionniste suit régulièrement des formations en diététique, alimentation-santé et micronutrition ;
  • pour plus d’informations, consulter les Croquer la vie n°4 «  Le panier Gourmand anti-âge » ;
  • parce qu’il vous donnera des conseils pour votre alimentation de tous les jours.

Interview du Docteur Didier Chos, président de l’IEDM

Plus de 3000 professionnels de la santé utilisent aujourd’hui la micronutrition dans leur pratique. Comment l’expliquez-vous ?

Didier CHOS : La micronutrition en 1990 a comblé un vide dans les outils thérapeutiques du médecin ; pendant son apprentissage universitaire, le médecin est peu formé dans le domaine de la nutrition, et seuls ceux qui ont suivi un Diplôme Universitaire sont à même de proposer des conseils alimentaires à leurs patients. Le médecin nutritionniste s’est souvent spécialisé dans le domaine du surpoids et parfois de manière exclusive.
La micronutrition a élargi le cadre du conseil alimentaire à tous les domaines de la médecine, et s’est révélée particulièrement pertinente dans les troubles fonctionnels, que la médecine allopathique ne sait pas bien traiter.

De quoi s’agit-il exactement ?

Didier CHOS : Il faut savoir que dans 80% des situations de consultation quotidienne chez le médecin, les patients ne sont pas « encore » malades ; soit ils présentent des facteurs de risque susceptibles de se décompenser en pathologies (cardiovasculaires…), soit ils souffrent de perturbations fonctionnelles, mal étiquetées, parfois très invalidantes : parmi celles-ci la fatigue chronique, les troubles de l’humeur et du sommeil, les troubles fonctionnels digestifs, les infections à répétition, les douleurs musculo-squelettiques, les problèmes cutanés et circulatoires.

Certains patients présentent également des perturbations complexes, à mi-chemin entre les troubles fonctionnels et la maladie, parmi lesquels la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique (SFC), la spasmophilie figurent ; aujourd’hui les gastro-entérologues spécialisés en neuro-gastro-entérologie, élargissent le cadre du syndrome de l’intestin irritable à un trouble fonctionnel multi-causal, et certains le considèrent comme une « maladie inflammatoire » de faible intensité. Toutes ces situations ne bénéficient pas de protocoles consensuels. Face à ces problématiques de santé, qu’il s’agisse d’une démarche de prévention, d’amélioration de la qualité de vie ou de prise en charge des troubles fonctionnels, les traitements conventionnels anti-symptomatiques ne sont pas satisfaisants. La micronutrition apporte des solutions complémentaires, avec des conseils en santé centrés sur l’alimentation, complétés par une complémentation micronutritionnelle adaptée au besoin de chacun des patients.

Pourquoi faire appel à un médecin ou professionnel de santé pour la prise de compléments alimentaires ?

Didier CHOS : Pendant longtemps, le complément alimentaire a été consommé en auto-médication. Cette pratique est contestée par la nutrition officielle en France qui considère que la prise de compléments anarchique est potentiellement dangereuse en particulier pour certains ingrédients à doses excessives. Il est vrai qu’il ne sert à rien de prendre des vitamines, minéraux, oméga 3 ou encore des probiotiques s’ils ne correspondent pas à un besoin clairement identifié. La prise de compléments alimentaires n’est pas anodine, pour être efficaces, ils doivent être prescrits, conseillés de manière individualisée. Nous sommes par ailleurs de plus en plus sensibilisés à l’importance d’un usage écologique des produits de santé, respectueux de la physiologie de l’organisme. Aujourd’hui, la prise excessive des médications chimiques commence à être dénoncée, et toutes les familles sont pointées du doigt : à titre d’exemple, si les antibiotiques ne sont plus automatiques, la France est devenue championne du monde dans la consommation des psychotropes, les anti-inflammatoires de nouvelle génération s’avèrent dangereux, l’utilisation des traitements hormonaux substitutifs doivent être minutieusement soupesés. Savoir que dans certaines situations, on peut utiliser efficacement des produits naturels de micronutrition ou encore de phytothérapie par exemple, est une avancée importante pour les patients.

Et si je souhaite consulter un médecin généraliste ou un spécialiste, compétent en micronutrition ? Comment faire ?

Didier CHOS : Les professionnels compétents en micronutrition sont aujourd’hui fédérés au sein de l’IEDM. L’IEDM forme depuis 1997 des professionnels de la santé, avec le développement et la formation aux outils de diagnostic (questionnaires, explorations biologiques). En 2000, a été créé le diplôme Universitaire d’Alimentation Santé et Micronutrition, avec lequel nous étions partenaires. En 2017, c’est avec l’université de Strasbourg que nous avons créé un nouveau Diplôme Universitaire en Micronutrition, avec les actualités les plus récentes dans la recherche. L’IEDM s’occupe de l’initiation aux fondamentaux en micronutrition, de la formation continue.